23.11.2009
Portrait : Aminata Tamba, Gérante de boutiques et propriétaire d'un cybercafé, Sénégal
Aminata Tamba, du GIE Aja Mama Gakou a reçu récemment à Paris le prix ‘’International Microfianance Awards’’ attribué par PlaNet Finance pour récompenser les ‘’meilleurs microentrepreneurs du monde’’.
Aminata Tamba, soutenue par Caurie Microfianance et sponsorisé par la société Sogeti, a été primée dans la catégorie ‘’Femmes’’.
‘’Je peux affirmer que la microfinance m’a sauvée de la misère et m’a rendue ma dignité’’, a déclaré la lauréate.
Atteinte d'une maladie de la glande thyroïde, Aminata connait longtemps des difficultés pour trouver un financement. Un premier prêt en 2001 auprès de Caurie-Microfinance lui permet d’acheter et vendre du poisson séché. Petit à petit, elle réinvestit ses bénéfices et contracte d’autres prêts lui permettant de diversifier son activité. A partir du 5ème prêt, elle se lance dans la vente de friperie pour les populations défavorisées de son quartier puis décide d’ouvrir un cybercafé pour initier les jeunes à Internet.
Ces activités lui ont permis de se faire opérer et d’améliorer ses conditions de vie et celles de sa famille. Aminata a également permis la création de sept emplois contribuant ainsi au développement de sa communauté.
02.09.2009
Témoignage de Coumba Diop, microentrepreneuse à Mbour
« Je me nomme Coumba Diop. Je suis mariée et mère de 6 enfants. Je vis à Mbour, dans la région de Thiès au Sénégal.
Je suis présidente du GIE Kawral, qui signifie en Pular « rencontre, union » et je suis membre de l’U-IMCEC (Union des Institutions Mutualistes et Communautaires d’Epargne et de Crédit).
Je suis également chef d’unité de transformation de fruits, légumes et céréales et je vends des produits transformés : jus, confitures, sirops, boissons, couscous de mil, fruits séchés, conserves de légumes…
Grâce à un premier prêt de 200 000 FCFA en 2004, j’ai pu investir dans mon activité, mais sans véritable rentabilité. Mon dernier prêt, en cours de remboursement, s’élève à 500 000 FCFA, sur une période de 12 mois. J’ai pu m’équiper en matériel plus approprié pour mon activité de transformation et ainsi respecter les normes élémentaires d’hygiène. J’ai également pu transformer mon atelier, d’une cuisine à une petite unité de transformation dans ma maison.
Grâce aux prêts, j’ai pu investir et améliorer la rentabilité de mon activité. La situation économique de ma famille s’est considérablement améliorée, j’ai pu payer des formations à certains de mes enfants et aussi créer des emplois temporaires pour les jeunes du quartier (marchands ambulants, transformateurs…).
J’ai déjà reçu des formations qui m’ont permis de renforcer mes capacités en termes de gestion du budget familial, gestion du crédit et de l’épargne, mais aussi en comptabilité.
Je voudrais avec le temps avoir une petite entreprise de transformation, en dehors de ma maison. »
17.06.2009
Témoignage d'un microentrepreneur membre d'une Institution de Microfinance (IMF) partenaire du projet MFR
« Je me nomme Etienne Léopold Ndiaye. Agé de 41 ans, je suis marié et père de 2 enfants. Je vis à Randoulen Nord, quartier qui se situe dans la ville de Thiès au Sénégal.
Je suis membre de l’U-IMCEC (Union des Institutions Mutualistes et Communautaires d’Epargne et de Crédit).
Je fais du commerce et de l’élevage de porcs.
Grâce à un premier prêt de 500 000 FCFA, rendu possible par une fidélisation par l’épargne, j’ai pu transformer l’affaire familiale en bar, alimentation et vente au détail et en demi-gros de boissons. L’augmentation de mon chiffre d’affaire m’a permis de me lancer dans l’élevage de porcs. Mon dernier prêt, en cours de remboursement, s’élève à 1 500 000 FCFA sur 24 mensualités, mais en général mes prêts sont soldés avant l’échéance, ce qui me permet de réduire la charge des taux d’intérêts. Ce dernier prêt m’a aidé à ouvrir une alimentation à Saly Portudal (station balnéaire de la petite côte).
Grâce au microcrédit ma situation économique et sociale s’est considérablement améliorée, j’ai pu transformer la maison familiale, me marier, prendre en charge mes 2 enfants et mes parents à la retraite.
J’ai reçu des formations en marketing et comptabilité de base, qui m’ont permis de renforcer mes capacités en termes de marketing et de gestion de la trésorerie et des stocks.
Je voudrais devenir grossiste et acquérir une autre fourgonnette qui me permettra d’acheminer les porcs vers Dakar plus facilement, ainsi que de récupérer les aliments. »
16:31 Publié dans Développement économique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : microfinance rurale, activités économiques, développement économique, microentrepreneur, commerce, élevage
